Isabelle Brocard, cinéaste

Raconter des histoires, permettre aux autres de se raconter… Mon équilibre artistique, créatif, repose sur ces deux mouvements.
Je suis cinéaste mais j’ai aussi été enseignante et intervenante pendant plusieurs années. Depuis 2006, je réalise des films de fiction et des documentaires. Parmi ces films : Ma Compagne de Nuit (2011), Des Trous dans les murs et un câlin sur l’épaule gauche (2017) et récemment Madame de Sévigné (2024) ainsi qu’une mini série documentaire pour Arte Tout sur Marie.
Le collectif Palissade me donne l’occasion de raconter des histoires autrement, en croisant le regard avec d’autres artistes, venus d’autres disciplines, dans la ville où je vis depuis plusieurs années. Il me permet de renouer avec une approche plus artisanale et peut-être plus libre de mon métier.
Olivier Defrocourt, scénographe

Le dessin et l’aventure collective du spectacle vivant, c’est ce qui a structuré toute ma vie professionnelle. Après un petit tour aux Beaux Arts, j’ai été comédien, marionnettiste, illustrateur… Puis j’ai développé des compétences multiples dans le domaine des arts du spectacle : régisseur, constructeur, scénographe… Dans le bateau du spectacle vivant je peux occuper tous les postes : être à la hune, sur le pont, dans la cale. Ce que j’aime c’est être là, accompagner l’aventure. J’ai toujours travaillé en équipe, et le plus souvent avec des collaborateurs qui étaient ou devenaient des amis. A presque 45 ans j’ai commencé à travailler seul, la peinture.
Avec Palissade je retrouve le plaisir du travail collectif et je propose, dans des lieux singuliers, une construction artistique. Je fais du lien grâce à mon carnet à dessin et ma boîte à outil !
Aude Mary-Khidas, plasticienne

Mes études d’Arts Plastiques à Paris-Sorbonne et la fréquentation d’ateliers de peinture ont nourrit mon travail plastique et mon métier en tant que professeur d’Arts Plastiques. Mon travail personnel a évolué au cours du temps passant de la couleur au noir et blanc, de la peinture au dessin, de la dégoulinure aux traits, puis aux lignes et aux fils. Passant du grand format au petit, de l’attrait pour la planéité du support papier au relief de celui-ci, de la deux dimensions opaque à l’ouverture de la lumière et à la mise en espace. Le collectif palissade ancré à Corbeil-Essonnes dans la ville où je vis, s’inscrit dans mes questionnements plastiques et m’offre la possibilité de travailler à plusieurs un espace architectural particulier, de regarder, d’écouter ensemble pour proposer des images et raconter des histoires plastiques.
Amélie Grasser, photographe

Après mes années de formation à l’ ENSAD de Paris, je commence mon activité de photographe et me spécialise en photo d’architecture, de textiles pour des créateurs de mode, de paysages pour la presse spécialisée. Plus tard, tout en continuant la photographie, je me forme au métier de vitrailliste et travaille avec une équipe sur des créations contemporaines et des restaurations. Mes différentes activités professionnelles sont le reflet d’un intérêt particulier pour l’architecture, le patrimoine, la lumière, les matières, leur transformation, indissociable de l’histoire du monde du travail. Mes questionnements artistiques et existentiels sur la représentation du monde trouvent des réponses au sein du collectif Palissade. Cette collaboration me permet également de renouer avec mon histoire familiale liée à la ville de Corbeil-Essonnes.
Fabien Maguet, sculpteur

Enfant, les objets et les lieux abandonnés me fascinaient, je rêvais d’être archéologue pour retrouver leurs histoires. Les choses usées, les bouts de ferrailles, les outils délaissés, cassés, tout ce qui croisait ma main et mon imagination finissait dans un coin de ma chambre pour être à l’occasion transformé en personnages qui auraient pu trouver leur place dans un monde à la Tolkien. Ca me permettrait de m’évader. J’ai ensuite fait, par défaut, une formation industrielle qui m’a conduit vers l’enseignement. Pouvoir comprendre comment les choses fonctionnent, la mécanique, la physique des matériaux, l’histoire industrielle, c’est une formation qui est venue compléter les palliatifs à l’ennui de mon enfance pour devenir progressivement une démarche artistique assumée : deviner dans ce qui est délaissé un potentiel imaginaire et le révéler par une sorte de métamorphose. Participer à un collectif comme Palissade c’est m’astreindre à aller au bout de projets dans un cadre précis, ce que je n’ai jamais fait, mais aussi sortir de ce qui pourrait s’apparenter à une forme de bidouillage solitaire pour travailler avec d’autres artistes de ma ville.
